Allocution du maire : AGA du 25e anniversaire de la Fédération des associations de citoyens d’Ottawa

Bonsoir, Mesdames et Messieurs. 

Je suis heureux d’assister à l’assemblée générale annuelle de la Fédération des associations de citoyens d’Ottawa afin de m’adresser directement aux personnes qui s’intéressent de près aux affaires municipales. 

Je tiens à remercier Graeme Roderick, président de la Fédération, de m’avoir invité. 

Et je tiens aussi à vous féliciter de manière toute spéciale à l’occasion de l’assemblée générale annuelle qui marque le 25e anniversaire de votre organisme.

Vingt-cinq années de service à la communauté, voilà une réalisation dont vous avez tous de quoi être très fiers.

Songez aux milliers d’heures que vous et vos prédécesseurs avez consacrées à notre communauté.

L’engagement civique est une chose noble. Mais je ne fais pas ici référence aux élus.

Je parle de vous, de chacun de vous dans cette pièce aujourd’hui, et des nombreuses autres personnes que vous représentez dans vos communautés, à la grandeur de la ville.

Tout d’abord, votre 25e anniversaire me rappelle à quel point l’engagement citoyen a changé au cours du dernier quart de siècle.

Ou, en fait, à quel point il a changé depuis une dizaine d’années.

C’est difficile à croire, mais la version rudimentaire du BlackBerry, appareil de fabrication canadienne, a fait son apparition en 1999. Il ressemblait alors à un téléavertisseur, mais il signalait l’arrivée du courriel dans notre vie professionnelle.

Ce n’est qu’en 2003, il y a moins d’une décennie, que BlackBerry a lancé son premier téléphone intelligent.

Et Facebook n’a été fondé qu’en 2004, alors que Twitter a fait son apparition deux ans plus tard. 

Le courriel est utilisé de façon intensive depuis quand? Je dirais depuis 2000, le début du nouveau millénaire.

Mais réfléchissons un instant à toute cette technologie, mue en une aussi courte période en grande partie par l’entreprise canadienne Research In Motion, une entreprise qui a une grande et importante présence ici à Ottawa.

Pensez à l’évolution que cette technologie a connue, et à la vitesse à laquelle elle transforme l’engagement civique.

La dernière fois que j’ai été maire d’Ottawa, tout était manuel.

Nous avions des réunions, nous utilisions des télécopieurs, nous avions d’autres réunions, nous utilisions le téléphone et encore le télécopieur.

Mais il m’était alors beaucoup plus difficile de discuter avec les citoyens et beaucoup plus difficile pour le Conseil municipal de susciter un engagement avec des organismes comme le vôtre.

Nous devions organiser des réunions comme celle-ci pour avoir des entretiens de face à face.

C’était difficile pour les bénévoles, qui avaient tous un emploi et une famille, et qui avaient besoin de leurs temps libres.

Aujourd’hui, je suis chaque jour en contact permanent avec les résidents de notre communauté.

J’échange des courriels et des messages sur Twitter et Facebook.

En gros, je suis toujours « sur appel », en plus d’assister à de nombreux événements dans toute la ville.

La technologie, qui peut être un maître cruel, est aussi une arme remarquable pour bâtir l’engagement que nous souhaitons tous.

C’est pourquoi nous avons demandé au personnel de la Ville de redoubler d’efforts afin de tirer parti de la technologie.

Service Ottawa est une manifestation de ces efforts. Nous tentons par ce moyen de rendre les relations quotidiennes entre les citoyens et l’administration municipale plus faciles, plus efficientes et plus efficaces.

C’est aussi la raison pour laquelle le Conseil municipal a demandé au personnel de passer en revue la structure et les façons de faire de nos comités consultatifs.

J’ai entendu des personnes de tous les secteurs de la ville et d’autres impliquées dans les comités consultatifs eux-mêmes me dire que le système ne fonctionne tout simplement pas.

Je crois que ce phénomène tient en partie à la mentalité propre à l’époque dans laquelle nous vivons.

Les gens disposent de la technologie nécessaire pour me joindre ainsi que les autres membres du Conseil municipal et le personnel de la Ville. Ils aiment avoir un lien et une réaction de nature personnelle.

Le moment est donc venu de mettre à jour la formule de l’engagement régulier et formel.

J’attends avec impatience un rapport qui doit être bientôt présenté au Conseil sur la façon dont nous pourrions rendre la structure des comités plus signifiante et plus efficace.

Signifiante et efficace dans les deux sens. C’est-à-dire pour les personnes qui, comme vous, font du bénévolat, et pour les élus qui ont besoin d’avis et d’opinions sur les projets qu’ils entreprennent.

L’engagement citoyen constitue un élément de notre intérêt commun.

Les associations communautaires joueront toujours un rôle essentiel dans le contexte global du rayonnement et de l’engagement.

Elles offrent un moyen d’échange aux élus. Ensemble, nous pouvons écouter et nous pouvons nous parler.

Il n’y a jamais unanimité, bien entendu.

Toutefois, le discours civilisé pave la voie à l’ouverture d’esprit.

Après tout, nous avons tous le même objectif, c’est-à-dire de faire en sorte que notre ville soit encore meilleure demain qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Une des façons, selon moi, d’améliorer la consultation consiste à privilégier ce que j’appelle le modèle « de bas en haut ».

Nous nous sommes efforcés de donner vie à ce modèle par la formule des sommets.

Au cours des dernières élections municipales, j’ai pris l’engagement de tenir un sommet sur les aînés pour discuter de la façon dont la Ville pourrait mieux répondre aux enjeux propres aux aînés, à court et à long terme. 

Et nous avons rempli cet engagement en organisant le Sommet sur les aînés au mois d’octobre dernier ici à l’hôtel de ville. 

La participation au Sommet m’a grandement réjoui, tout comme les idées qui y ont été exprimées et les discussions qui y ont eu lieu. 

Nous avons eu la chance d’entendre les aînés d’Ottawa nous dire ce qui fonctionne bien à la Ville, ce qui pourrait être amélioré et ce sur quoi nous devrions d’abord concentrer nos efforts. 

Les précieux commentaires que la Ville a recueillis durant le Sommet serviront à l’élaboration d’un Plan d’action relatif aux personnes âgées à Ottawa. 

La Ville a aussi étendu la conversation aux personnes qui n’étaient pas en mesure d’assister au Sommet en recueillant des commentaires sur les enjeux propres aux aînés par téléphone et par courriel.

Cette formule a aussi été retenue pour le récent Sommet sur l’urbanisme.

Nous avons réuni des organismes et des particuliers d’Ottawa afin de discuter de l’avenir de notre ville dans l’optique de l’urbanisme.

Ce fut une excellence occasion de lancer la très importante révision du Plan officiel et du Plan directeur des transports, qui aura lieu au cours de l’année qui vient.

De nombreuses idées et suggestions ont été formulées ce jour-là, et le Service de l’urbanisme les a déjà publiées, mais l’une des réactions les plus importantes est survenue après le Sommet.

Un certain nombre de personnes, des gens comme vous ici ce soir, ont formulé des commentaires sur la composition des groupes de travail.

Elles se sont déclarées impressionnées par l’échange de connaissances et d’expériences qui a eu lieu.

Des promoteurs ont pris place aux côtés d’activistes communautaires, d’élus et de propriétaires d’entreprise locaux.

Voilà la méthode de consultation que nous devrions développer.

Nous réunir et non pas nous repousser.

Je vais chercher d’autres façons d’y parvenir.

Et, au cas où vous n’en auriez pas entendu parler, nous allons tenir un Sommet de la jeunesse cet automne afin d’engager un autre segment de notre communauté dans le cadre des efforts inlassables que nous déployons pour bâtir notre ville.

Je veux prendre quelques minutes pour faire le point sur un certain nombre d’autres activités et projets en voie de réalisation.

Par exemple, nous prenons des mesures à l’hôtel de ville qui feront d’Ottawa une ville plus verte dans l’immédiat et qui nous positionneront pour l’avenir.

Comme nous le savons tous, c’est dans le secteur des transports que les émissions de gaz à effet de serre croissent le plus rapidement.

Nous sommes déterminés à nous attaquer à ce problème par une meilleure planification, qui intègre le vélo et la marche aux communautés dès le départ.

Nous combattons les émissions en refusant l’étalement urbain incontrôlé.

Nous les combattons en assurant des services de transport en commun.

Dans n’importe quelle grande municipalité, le transport en commun constitue un élément clé de la qualité de l’environnement.

C’est la raison pour laquelle nous avons travaillé fort pour nous assurer de ne pas avoir à faire face à une autre douloureuse grève dans le transport en commun et avons signé une convention collective équitable avec notre syndicat.

Les sommes que nous consacrons au transport en commun doivent nous mener loin. Un réseau de transport en commun de qualité est structuré de façon à procurer de plus en plus d’efficacité.

C’est une nécessité, parce que la fréquentation du réseau de transport en commun doit augmenter.

Et elle augmente.

La fréquentation du transport en commun a connu une hausse de 6 % l’an dernier à Ottawa.

C’est une bonne nouvelle et nous voulons que ça continue.

Le budget de 2012 a permis d’augmenter de 5,5 millions de dollars les crédits consacrés à OC Transpo.

Une somme de 3,2 millions de dollars va à l’accroissement du service, afin d’absorber l’augmentation de la fréquentation, alors qu’une somme de 2,3 millions de dollars vise à accroître la capacité sur les circuits 87, 94, 95 et 96, par exemple.

Il y aura plus de trajets et un plus grand nombre d’autobus de grande capacité sur ces circuits achalandés.

Cette année, nous allons ajouter 66 000 heures de service afin de répondre à la demande croissante que connaît notre réseau.

Et nous commencerons à mettre de nouveaux autobus à deux étages en service d’ici à la fin de l’année, ce qui augmentera encore la capacité du service.

Des travaux vont aussi débuter afin que la fréquence et la capacité de l’O-Train puissent doubler presque 10 ans plus tôt que prévu, soit en 2014, année où les nouveaux trains que nous avons achetés commenceront à desservir le couloir nord-sud.

Le train léger occupe aussi une place essentielle dans nos plans visant à améliorer le transport en commun à Ottawa.

Il éliminera le goulot d’étranglement que nous connaissons actuellement dans le centre-ville.

Nous investissons quelque 2,1 milliards de dollars afin de résoudre ce problème au moyen d’un nouveau réseau ferroviaire moderne et de grande capacité qui ne sera absolument pas touché par les bouchons de circulation.

Ottawa, on se déplace était et demeure un élément clé du budget de 2012.

Nous effectuons des réparations et des améliorations.

Et la réfection des routes nous donne une excellente occasion d’améliorer les installations pour cyclistes et piétons dans notre ville.

Ottawa, on se déplace donnera lieu à l’aménagement de nouvelles voies cyclables et d’accotements pavés sur plus de 70 kilomètres.

Les trottoirs seront aussi améliorés et réparés sur plus de 20 kilomètres.

Nous allons nous efforcer de combler les lacunes dans notre réseau cyclable, afin d’améliorer les liaisons et d’accroître la sécurité, pour que vous puissiez utiliser la bicyclette pour vous rendre là où vous voulez aller.

Les sentiers hors route près du Musée de l’aviation, dans le parc Hampton ainsi que le long du couloir de l’O-Train, entre l’avenue Carling et la rivière des Outaouais, et le prolongement du sentier du ruisseau Sawmill, du chemin Walkley au chemin Brookfield, seront réalisés au cours du présent mandat du Conseil.

Au cours des trois prochaines années, nous allons mettre en place une voie cyclable est-ouest de douze kilomètres afin que les navetteurs puissent se déplacer d’une façon plus sécuritaire et plus facile.

Les travaux de conception d’un pont piétonnier devant enjamber la rivière Rideau à la hauteur des rues Donald et Somerset seront également entrepris cette année.

Au total, le dernier budget prévoit des crédits supplémentaires de 12,1 millions de dollars sur trois ans pour l’infrastructure cyclable.

Au cours du présent mandat du Conseil, nous allons apporter la plus importante contribution financière à avoir été consentie au cyclisme à Ottawa, soit plus de 26 millions de dollars.

Une communauté verte ne tient toutefois pas qu’à l’infrastructure de transport.

C’est pourquoi, cette année encore, la Ville apporte sa contribution en dotant ses immeubles et son parc de véhicules de technologies vertes.

Ainsi, nous investissons dans nos patinoires intérieures afin de remplacer des systèmes de refroidissement vieillissants par des techniques de réfrigération à plus haute efficacité énergétique.

Dans le cadre du programme visant à rendre notre parc de véhicules plus écologique, nous faisons l’acquisition de surfaceuses électriques afin d’éliminer les gaz d’échappement des moteurs et d’améliorer la qualité de l’air pour les parents et les enfants qui viennent s’amuser dans nos arénas.

Jusqu’à maintenant, les initiatives d’énergie intelligente, comme les améliorations à l’éclairage et l’adaptation des systèmes de chauffage, permettent des économies annuelles de 800 000 $.

Nous passons aussi à l’étape suivante du Plan d’action pour la rivière des Outaouais.

Certains des travaux coïncideront avec ceux réalisés dans le cadre de l’opération Ottawa, on se déplace.

Nous cherchons à obtenir du financement de nos partenaires fédéral et provincial afin de pouvoir résoudre le problème des surverses d’eaux usées.

D’ailleurs, toute intervention que vous pourriez effectuer pour convaincre nos partenaires fédéral et provincial de participer à cet effort serait appréciée à sa juste valeur.

Le Conseil a aussi relevé les défis que représente sur le plan financier le fait qu’Ottawa est la quatrième ville en importance au Canada.

Je crois que les deux budgets qui ont été déposés, en 2011 et en 2012, ont atteint la cible visée. 

Le budget de 2012 a limité l’augmentation annuelle des taxes foncières à 2,39 pour cent, soit la plus faible hausse en cinq ans, qui s’ajoutait à la hausse de 2,45 pour cent en 2011.

Et nous sommes parvenus à ce résultat tout en continuant d’accorder la priorité au bien-être des membres les plus vulnérables de notre ville ainsi qu’aux familles. 

En 2011, nous sommes passés à l’action dans le dossier du logement en prenant un engagement sans précédent envers le logement abordable. 

Nous avons dégagé de nouveaux crédits annuels de 14 millions de dollars.

Et nous commençons à voir les résultats de cet investissement : des logements sociaux font l’objet de rénovations attendues depuis longtemps; des logements abordables pour grandes familles, et notamment des logements entièrement accessibles, sont construits.

Des familles ont été retirées de la liste d’attente et ont emménagé dans des logements, alors que d’autres ont quitté les motels et les refuges et obtenu un foyer. 

Nous avons encore du travail à faire dans ce domaine, mais, moyennant l’appui de nos partenaires communautaires, nous avons ce qu’il faut pour assurer des progrès soutenus au cours des prochaines années. 

Parmi les autres investissements dans notre communauté prévus dans le dernier budget, il faut mentionner les 2 millions de dollars consacrés à l’accroissement de l’accessibilité d’immeubles et de parcs municipaux.

Nous avons aussi maintenu le gel des frais de participation aux activités récréatives de la Ville et investi 520 000 $ dans le renouvellement de l’infrastructure des parcs municipaux.

Nous sommes occupés à la Ville d’Ottawa. Et, je n’ai même pas parlé de ce que nous faisons pour assurer le développement économique.

Investir Ottawa a pris son envol. Son incubateur d’entreprises commence à rapporter des dividendes, tout comme le travail effectué conjointement avec Tourisme Ottawa, alors que nous nous efforçons de stimuler cet important secteur.

Le Plan de réaménagement de la Cour des Arts prend forme. Nous nous appliquons à renforcer le secteur artistique et culturel dans l’ensemble de la ville.

Je pourrais continuer, mais j’aimerais connaître vos questions et répondre à certaines d’entre elles du mieux que je peux.

Je vous remercie encore de m’avoir donné la chance de m’adresser à vous. 

Je suis très reconnaissant à votre organisme pour son implication soutenue dans différents dossiers, projets et initiatives de la Ville. 

Ce sont les efforts de gens comme vous qui nous aident à faire de notre ville un meilleur endroit où vivre, travailler et se divertir. 

Je souhaite vivement pouvoir continuer de collaborer avec vous. 

Merci.